En janvier dernier, Francesco Bellomo, un magistrat du Conseil d’État en Italie, a été destitué de son poste. En parallèle, ce dernier dirigeait et enseignait au sein d’une école de formation spécialisée dans la préparation au concours de la magistrature italienne.
En 2016, suite à la plainte du père d’une étudiante de M. Bellomo, la magistrature a ouverte une enquête visant le comportement de celui-ci. Selon nombreuses étudiantes ayant fréquenté ses cours, l’ex-Conseiller tentait d’entretenir et entretenait des relations sentimentales avec ses élèves du sexe opposé.
Vu le rapport d’autorité, cela justifierait en soi la prise de mesures disciplinaires. Or, l’enseignant de 47 ans a repoussé les limites de l’inconduite. M. Bellomo soumettait les étudiantes désirant obtenir une bourse d’excellence à un code de conduite d’un sexisme sans nom. En voici des extraits traduits de l’italien :
« 3. […] Elle (la boursière) ne pourra maintenir ou entamer des relations intimes avec des sujets qui ne rejoignent pas le résultat de 80/100 (quotient intellectuel).
Lors des activités inhérentes à son rôle, la boursière dispose d’un look :
- extrême > jupe très courte (jusqu’à 1/3 de la longueur entre le tour de taille et genoux) aussi serrée que moulante + gilet ou t-shirt, ou même petite robe […] Bottes ou chaussures non pointues, même élégantes, vernies, talon 8-12 cm, pas à aiguilles. […]
Maquillage prononcé ou naturel, préférablement un rouge à lèvres lustré et sublimation des pommettes et sourcils ; vernis sur les mains […] ».
Malgré le caractère hautement objectifiant sexuellement des critères précités, plusieurs étudiantes, lorgnant une carrière dans la magistrature, y ont souscrit.
Devant la fuite des cerveaux et le chômage massif des jeunes transalpins, c’est avec grand désarroi, mais sans surprise, qu’un tel abus de pouvoir s’exerce en Italie.